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Changements sur "Pour une meilleure prise en compte du bâti ancien et des matériaux biosourcés dans les dispositifs de rénovation énergétique"

Avatar: S. Mouroux S. Mouroux

Titre (Français)

  • +Pour une meilleure prise en compte du bâti ancien et des matériaux biosourcés dans les dispositifs de rénovation énergétique

Corps du texte (Français)

  • +Je souhaiterais attirer l’attention sur une difficulté récurrente rencontrée lors de la rénovation du bâti ancien en milieu rural.
  • +
  • +Une part importante des habitations du territoire est constituée de maisons traditionnelles, dont les qualités constructives reposent sur des matériaux locaux et des techniques spécifiques (pierre, terre, chaux, enduits respirants, etc.). Ces bâtiments présentent des comportements hygrothermiques particuliers, qui nécessitent des approches de rénovation adaptées.
  • +
  • +Or, les dispositifs actuels d’aide à la rénovation énergétique, notamment MaPrimeRénov’, repose sur des critères standardisés de performance thermique, qui oriente vers des solutions techniques industrialisées (doublages en plaques de plâtre, isolants conventionnels), parfois peu compatibles avec les logiques du bâti ancien et avec la préservation de ses qualités intrinsèques.
  • +
  • +À l’inverse, des solutions biosourcées et traditionnelles revisitées — comme les enduits chaux-chanvre ou d’autres isolations perspirantes — sont encore insuffisamment valorisés dans les dispositifs d’aide, en raison notamment de leur évaluation énergétique fondée principalement sur des indicateurs de résistance thermique (R), qui ne reflètent pas toujours l’ensemble des bénéfices réels (confort d’été, inertie, régulation de l’humidité, durabilité).
  • +
  • +Dans ce contexte, le futur Parc naturel régional de Gâtine poitevine pourrait-il influencer, jouer un rôle pour accompagner une évolution des pratiques et ces cadres de référence ?
  • +
  • +Pourrait-il notamment :
  • +
  • +promouvoir une approche globale de la performance énergétique intégrant le confort d’usage, la santé du bâti et son comportement hygrothermique ;
  • +documenter et valoriser les solutions biosourcées adaptées au bâti ancien ;
  • +accompagner les habitants, artisans et collectivités dans des démarches de rénovation respectueuses du patrimoine ;
  • +soutenir des expérimentations locales sur des techniques alternatives comme la chaux-chanvre ou les isolations respirantes ;
  • +contribuer à faire remonter les incohérences des dispositifs nationaux d’aide à la rénovation ;
  • +encourager la reconnaissance des matériaux locaux et biosourcés dans les critères d’éligibilité des aides publiques.
  • +
  • +Une rénovation véritablement durable pourrait ainsi être envisagée non seulement à travers des indicateurs énergétiques standardisés, mais aussi à travers une lecture plus globale de la performance du bâti, intégrant sa cohérence architecturale, sa durabilité et son adaptation au climat futur.
  • +
  • +Le Parc naturel régional pourrait ainsi préserver la qualité de son bâti ancien traditionnel, en conciliant exigences énergétiques et préservation du patrimoine.

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